Comme la majorité d’entre nous, je suis fille de pasteur.

⛪ J’ai toujours connu mon père à cette position et j’ai grandi dans l’église dans laquelle il est en activité. L’église fait totalement partie de mon quotidien depuis ma naissance. Chaque dimanche y était consacré, qu’il pleuve, qu’il vente, que je ne me sente pas bien ou que j’aie un examen le lendemain. Aller à l’église n’était donc pas un choix mais une habitude, tout comme on va à l’école ou au travail.

✝️ Cette habitude est aussi commune aux personnes qui ont grandi dans une famille chrétienne. On grandit en disant qu’on est chrétien, mais on l’est plus par culture que par conviction profonde.

 Chez les enfants de pasteurs, cette culture est plus poussée car elle intègre aussi la notion de devoir. Là où les autres pouvaient s’absenter pour X ou Y raison, ma famille et moi avions le devoir d’être présents chaque dimanche.

🛣️ Indirectement, j’ai assimilé le fait d’aller à l’église comme quelque chose de routinier.
Et parfois, quand quelque chose devient habituel et routinier, on le prend pour acquis.

❤️ Je négligeais sûrement la grâce que j’avais : avoir une église, avoir des frères et sœurs en Christ, être bien encadrée à l’école du dimanche et connaître Jésus tout simplement.

🧒 C’est un peu comme le fils qui est resté avec son père contrairement au fils prodigue. Quand on a toujours été dans la maison, on en oublie qu’on a déjà beaucoup.

Ça a aussi rendu mon expérience avec Dieu particulière, j’ai accepté Jésus dans ma vie et je me suis baptisée très jeune. Personne ne m’a forcé et j’avais envie de le faire, mais plus pour suivre les traces de mes aînés que parce que j’avais eu une révélation sincère de Jésus.

🙌 Aujourd’hui, beaucoup de choses ont changé dans ma manière de vivre ma foi : je ne suis plus dans l’église de ma famille et j’ai cette révélation sincère de Jésus.

Ça a été le résultat de plusieurs années de travail et je suis encore en plein dedans.

C’est ce que je vais essayer de vous transmettre via ces écrits.

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